Les images D'Eponine
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A la maison, les matelas et les oreillers ont la fâcheuse manie de voyager...de chambre en chambre.
Tous les matins, en ouvrant les portes je découvre qui a dormi où!
Parfois c'est une brochette de quatre endormis ...
J'aime cette connivence qui lie mes quatre enfants, ce lien invisible qu'ils ont tissés.
Quand la vie me rend sourde à sa beauté, que je me mets à douter, que la violence du monde qui m'entoure m'affaiblit, je sais que c'est la vue de leurs oreillers migrateurs qui me réconcilie avec mes choix...
Hier encore, Isaure me demandait pourquoi on n' avait pas un autre petit frère ou soeur...
j'ai essayé de lui expliquer sans la froisser que parfois il faut que la raison l'emporte sur le coeur...que je voulais garder tout l'amour que j'avais pour eux quatre...
Elle m'a répondu que l'amour j'en fabriquais toujours...cela m'a touché, j'ai alors sorti ma "dernière carte" objectant que nous n'avions plus de chambre pour accueillir un bébé...
En le disant, j'ai senti la fragilité de l'argument et ce matin, elle avait déserté sa chambre...
Comment lui dire qu'il y a un âge pour la femme ou il faut raisonnablement faire le deuil de sa maternité.
Voilà pour nous deux, le sujet de conversation du week-end!!!!
Je vous souhaite à vous un dimanche plus léger!!!
La chanson "Sons & daughters "d'Agnès Obel résonne en moi joliement.